À l’arrivée des Européens, les habitants de l’est du Canada appartiennent à trois familles linguistiques différentes. Les Inuits (Esquimaux), chasseurs nomades, occupent la rive nord du golfe du Saint-Laurent et la région arctique. Jusqu’au XIXe siècle, ils n’ont que des contacts sporadiques avec les Blancs. Les Iroquoiens, dont font partie les Hurons-Wendats (Hurons) et les Iroquois, sont concentrés dans le bassin des Grands Lacs. Semi-sédentaires, ils pratiquent l’agriculture, la pêche et la chasse. Enfin, les Algonquiens, tels les Innus (Montagnais), les Micmacs, les Abénaquis et les Algonquins, se répartissent sur le reste du territoire; la plupart sont nomades et vivent de chasse, de pêche et de cueillette. La vie sociale est communautaire et la propriété collective. Malgré des échanges commerciaux fréquents, les différentes nations sont souvent en guerre. Dès le départ, les Amérindiens s’imposent aux Français comme pourvoyeurs de peaux et de fourrures et jouent un rôle clé dans l’économie de la Nouvelle-France. Ils prennent aussi une part active aux conflits opposant Français et Anglais en Amérique du Nord. La venue des immigrants, qu’accompagnent l’évangélisation, les tentatives d’acculturation, les progrès techniques et les maladies apportées d’Europe, bouleversent profondément le mode de vie des Amérindiens. Leur culture étant orale, elle se révèle à travers les récits des missionnaires et des explorateurs, ainsi que par une iconographie souvent éloignée de la réalité.