Après le traité d'Utrecht (1713), qui avait amputé la Nouvelle-France de Terre-Neuve, de l'Acadie et de la baie d'Hudson, les Français cherchent un accès aux fourrures du nord et de l'ouest. La région du Niagara, sur le lac Ontario, dans le prolongement du fleuve Saint-Laurent et à proximité du lac Érié et du poste de Détroit, est un lieu de portage et un carrefour d'échanges. Les Iroquois, qui en ont le contrôle, respectent l'engagement de neutralité signé à Montréal en 1701. Ayant déjà donné leur accord aux Anglais pour la construction du fort Oswego en 1725, ils laissent les Français s'installer à proximité. Pour consolider leurs bonnes relations avec les Iroquois, le gouverneur général et l'intendant décident de leur proposer des marchandises de qualité supérieure contre leurs pelleteries. Un poste de traite est établi à Niagara en 1726-1727. L'objectif est d'éviter aux Amérindiens le déplacement vers Montréal ou la tentation d'aller vendre leurs fourrures à Albany. Cet établissement doit aussi protéger la colonie en cas d'attaque de l'ennemi.

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Niagara
Propositions a faire a la Cour pour lui faire connoître la conséquence de prendre possession au plutôt de Niagara, Et de prevenir les Anglois qui en ont le dessein, Car s'ils en étoient les maitres, ils barreroient le passage et nous empêcheroient La Communication avec nos sauvages allies, et les attireroient a eux par leur Commerce aussi bien que les Iroquois Et les disposeoient quand ils voudroient a la guerre contre nous ce qui désoleroit le Canada, et nous contraindroit de l'abandonner, 28 octobre 1706.
FR CAOM COL C11A 25 fol. 298-301