Dès le XVIe siècle, de nombreux navires français traversent chaque année l'océan pour venir pêcher dans les eaux particulièrement riches en morues de la zone atlantique du Canada. Les pêcheurs de morue verte travaillent en haute mer où, au fur et à mesure des prises, ils évident et salent le poisson à bord du navire. Beaucoup plus importante, la pêche de la morue sèche, ou pêche sédentaire, nécessite des installations sur les côtes où le poisson pris à proximité est nettoyé et mis à sécher. Au XVIIe siècle, les Français ont des établissements en Gaspésie, en Acadie, et surtout à Terre-Neuve. C'est au sud de cette île, dans les années 1660, que le roi établit à Plaisance une place fortifiée et un siège administratif pour soutenir le commerce de la morue, qui représente une source substantielle de revenus pour la France. La pêche dans l'Atlantique demeure une entreprise où la main-d'œuvre, l'approvisionnement, les capitaux ainsi que les marchés sont essentiellement européens.

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La pêche
Prêt consenti par Loys Cachery à Estienne Geffroy, bourgeois du Havre, pour l'armement d'un navire de 90 tonneaux. Ce bateau part du Havre, fait escale en Bretagne pour prendre du sel, puis se rend à Terre-Neuve pour pêcher la morue avant de revenir à Rouen. Guillaume Lormyer se porte caution, 15 février 1549.
FR AD76 Tabellionage de Rouen 2 E 1/398