Le castor représente la presque totalité des exportations canadiennes vers la métropole au XVIIe siècle. Au siècle suivant, la proportion de fourrures et de peaux provenant d'animaux différents augmente; de plus, la fourrure n'est plus le produit d'exportation unique, bien qu'elle domine toujours. Le commerce entre le Canada, l'île Royale (Cap-Breton) et les Antilles françaises se développe au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, et Louisbourg, située à l'île Royale, devient la plaque tournante des échanges. Hormis la fourrure, le Canada exporte principalement des denrées alimentaires (farine, biscuits, pois, poissons) et du bois; l'île Royale, de la morue et les Antilles, du tafia (rhum), du sucre et de la mélasse. De son côté, la France envoie des biens manufacturés, du vin, de l'eau-de-vie et des produits fins.