L'éducation est surtout sous la responsabilité de l'Église. Dans les villes (Montréal, Québec, Louisbourg ou Trois-Rivières), les communautés religieuses comme les ursulines, les frères Charron, les sulpiciens ou les sœurs de la Congrégation Notre-Dame dispensent l'enseignement. Pour apprendre à lire, écrire et compter sont créées des petites écoles : en 1760, on en compte une trentaine pour les garçons et une quinzaine pour les filles. Les maîtres d'écoles, parfois ambulants, sont sous le contrôle des curés. Existent également, à Saint-Joachim et à Montréal, deux écoles d'arts et métiers où les jeunes gens s'initient à une pratique professionnelle. L'unique institution d'enseignement supérieur de la Nouvelle-France est le Collège des jésuites à Québec où se trouve une chaire d'hydrographie et où des professeurs enseignent le droit, la chimie, la physique, la géométrie et l'art de la navigation. L'éducation ne touche en fait qu'une minorité de la population et peu de gens savent signer leur nom. Seuls quelques notables possèdent une bibliothèque.

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L'éducation
Ordonnance qui fait défense au nommé Le Chevalier et à toutes personnes de quelque état et condition qu'elles soient, autres que ceux déjà établis à cet effet, de montrer à lire et écrire aux jeunes gens des villes et de la campagne et de tenir école de garçons ou de filles sans la participation de l'intendant et sans en avoir la permission et approbation de l'évêque de Québec, 4 juin 1727.
CA ANQ-Q E1 S1 Fonds Intendants Série Ordonnances Cahier 12A fol. 93-94